Main gantée ravivant à la dorure un ornement sur un monument en granit poli, dans un cimetière
Une concession entretenue se lit sur la pierre : lettres nettes, joints sains, abords propres.

Quelle est la durée d’une concession de cimetière ?

Le Code général des collectivités territoriales permet aux communes de proposer plusieurs types de concessions : temporaires, trentenaires, cinquantenaires et perpétuelles. Toutes les communes ne proposent pas toutes les durées. Certaines ont cessé d’accorder des concessions perpétuelles, d’autres limitent l’offre à 15 et 30 ans.

Une concession n’est pas une propriété. La famille obtient un droit d’usage sur un emplacement, en échange d’une redevance versée à la commune.

Durées de concession : repères généraux, à confirmer auprès de la mairie
TypeDuréeRenouvellementÀ retenir
Terrain communCourte, souvent cinq ans minimumNon, ce n’est pas une concessionLa commune reprend l’emplacement à la fin du délai. Le monument est à retirer.
Temporaire15 ans au plusOuiLe cas le plus fréquent dans les petites communes.
Trentenaire30 ansOuiDurée courante pour une sépulture familiale.
Cinquantenaire50 ansOuiRedevance plus élevée, échéance lointaine à ne pas oublier.
PerpétuelleSans limite de duréeSans objetReste soumise à la reprise si elle est jugée à l’abandon.

Une concession est dite individuelle, collective ou familiale selon les personnes qui peuvent y être inhumées. Le titre le précise ; en cas de doute, le service des cimetières de la mairie fait foi.

Combien coûte une concession de cimetière ?

Il n’existe pas de tarif national. Le conseil municipal vote les redevances, qui varient d’une commune à l’autre et parfois d’un cimetière à l’autre. À titre de repères généraux, sans valeur de tarif : une concession de 15 ans se situe souvent entre quelques dizaines et quelques centaines d’euros ; une concession de 30 ans, plutôt entre quelques centaines et un millier d’euros ; une concession de 50 ans ou perpétuelle, de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’euros. Dans certaines grandes villes, ces montants sont nettement plus élevés.

Seul le tarif communiqué par la mairie compte pour votre dossier.

Ce qui fait varier le prix

  • La durée. Plus elle est longue, plus la redevance est élevée.
  • La surface. L’emplacement se mesure en mètres carrés. Une concession double coûte plus cher qu’une concession simple.
  • Le type de sépulture. Pleine terre, caveau, case de columbarium ou cavurne n’ont pas le même tarif.
  • L’emplacement. Un cimetière central, un carré ancien ou une allée principale peuvent être tarifés différemment.

Ce que la concession ne comprend pas

La redevance couvre le droit d’occuper l’emplacement, pas ce qui s’y construit. Le caveau, le monument, la gravure, l’ouverture et la fermeture de la sépulture, les éventuelles taxes communales et les frais de pompes funèbres se facturent à part. Pour une sépulture existante, le coût le plus régulier reste l’entretien : notre guide des tarifs d’entretien de tombe en détaille la logique.

Le prix d’un renouvellement suit le tarif en vigueur le jour de la demande, non celui payé à l’origine. Une concession acquise il y a trente ans peut donc coûter plus cher à renouveler qu’à l’achat.

Qui doit payer : la concession, son renouvellement, l’entretien ?

Le tableau donne les règles générales, complétées par le règlement de chaque cimetière.

Qui paie quoi : repères généraux
DépenseQui paie en règle généraleRemarque
Achat de la concessionLa personne qui la demande, appelée concessionnaireSouvent un proche, au moment du décès. Il devient titulaire du droit.
RenouvellementLe concessionnaire ou, après son décès, ses héritiersAu tarif en vigueur. Un seul héritier peut faire la démarche pour tous.
Monument, caveau, réparationsLa familleLe monument appartient à la famille, pas à la commune.
Nettoyage et fleursLa familleLe fleurissement est un choix, le nettoyage protège la pierre.
Allées, points d’eau, mursLa communeElle n’entretient pas les monuments des concessions.

La concession familiale est en général transmise aux héritiers, qui la détiennent ensemble. Aucun d’eux n’est tenu de payer seul, mais la loi ne prévoit pas de répartition précise : les proches s’accordent entre eux.

Le détail des obligations de chacun, des héritiers et de la commune se trouve dans notre guide qui doit entretenir une tombe.

Comment et quand renouveler une concession ?

Le Code général des collectivités territoriales prévoit que les concessions temporaires, trentenaires et cinquantenaires sont renouvelables. Le concessionnaire ou ses héritiers peuvent demander le renouvellement avant l’échéance ou dans les deux années qui suivent. La démarche se fait en mairie, auprès du service des cimetières.

  1. Repérer l’échéance. Elle figure sur le titre de concession. Sans titre, la mairie retrouve le titulaire, la durée et la date à partir du numéro d’emplacement.
  2. Réunir les pièces. Selon la commune : une pièce d’identité, le titre ou le numéro de concession, et un justificatif du lien avec le titulaire, comme le livret de famille ou l’acte de décès.
  3. Demander le tarif du jour. Le renouvellement se règle au tarif en vigueur.
  4. Choisir la durée. Vous pouvez renouveler pour la même durée. Certaines communes permettent aussi de passer à une durée plus longue : à vérifier auprès d’elles.
  5. Régler et conserver le titre. Notez la prochaine échéance.

Ne comptez pas sur un rappel : certaines mairies écrivent aux familles, d’autres non.

Que se passe-t-il si la concession n’est pas renouvelée ?

Une concession non renouvelée ne disparaît pas le lendemain de l’échéance. Les règles générales sont les suivantes.

  • Pendant deux ans après l’échéance, la famille peut encore renouveler, au tarif en vigueur. La commune ne peut pas reprendre l’emplacement avant la fin de ce délai.
  • Une fois les deux ans écoulés, le terrain fait retour à la commune, qui peut le reprendre.
  • En cas de reprise, les restes sont en principe exhumés et déposés dans l’ossuaire du cimetière, ou réunis dans un reliquaire si la famille en fait la demande. Le monument doit être retiré, ou il revient à la commune selon le règlement.

Si la famille ne souhaite pas renouveler, elle a intérêt à écrire à la mairie avant l’échéance. Elle peut ainsi demander comment récupérer les plaques, les objets de souvenir et, selon les cas, le monument.

Concession échue ou concession abandonnée : quelle différence ?

Les deux situations se confondent souvent, mais elles n’ont ni la même cause ni la même procédure.

Une concession échue est arrivée au terme de sa durée sans avoir été renouvelée. Une concession abandonnée est toujours valide, même perpétuelle, mais la tombe n’est plus entretenue depuis longtemps et son état porte atteinte à la décence ou à la sécurité du cimetière.

La reprise pour abandon n’est possible qu’au terme d’une procédure encadrée, pensée pour laisser aux familles le temps de réagir. En règle générale :

  1. la concession a plus de trente ans, et la dernière inhumation remonte à plus de dix ans ;
  2. le maire fait constater l’état d’abandon par un procès-verbal, affiché à la mairie et à l’entrée du cimetière, et notifié aux familles connues ;
  3. un délai de trois ans s’ouvre, pendant lequel la famille peut remettre la tombe en état ;
  4. si l’abandon persiste, un second constat est dressé et notifié ;
  5. après un nouveau délai, le maire peut décider la reprise.

Si la famille remet la tombe en état, la procédure s’arrête. Après une affichette ou un courrier de la mairie, appelez le service des cimetières sans attendre. Notre guide tombe à l’abandon : reprise de concession et remise en état détaille chaque étape, et la page sur les démarches après un décès rappelle les interlocuteurs à contacter.

Combien coûte la gravure d’un nom sur une concession existante ?

Quand une personne rejoint la sépulture familiale, son nom est ajouté sur le monument. Ce travail relève d’un marbrier ou d’un graveur, pas d’une entreprise de nettoyage.

À titre de repères généraux, sans valeur de devis : la gravure se facture souvent à la lettre ou au forfait, de quelques euros par lettre selon la pierre, la hauteur des caractères et la dorure. Un nom et des dates représentent souvent quelques dizaines à quelques centaines d’euros. Le montant monte si la plaque ou la stèle doit être déposée, si la surface est dure ou polie, ou si le monument est difficile d’accès. Comparez au moins deux devis.

Avant de graver, vérifiez aussi trois points :

  • la personne a bien le droit d’être inhumée dans cette concession, selon le titre ;
  • le titulaire ou les héritiers ont donné leur accord ;
  • le règlement du cimetière n’exige pas de déclaration ou d’autorisation de travaux.

Éternelis ne grave pas de nom neuf. Il ravive les inscriptions existantes quand les lettres sont délavées ou la dorure ternie : ce travail se fait sur devis, après photo. Voir le détail sur la page rénovation des inscriptions.

Comment nettoyer une tombe avant une échéance ou un constat d’abandon ?

Remettre la tombe en état protège la pierre et montre à la mairie que la famille s’en occupe. Le geste est simple s’il reste doux. Notre guide pour nettoyer une tombe soi-même et celui sur les méthodes selon le matériau donnent plus de détails.

La méthode pas à pas

  1. Photographier avant. Des photos datées font preuve.
  2. Retirer à la main les feuilles, les fleurs fanées et l’herbe des joints, sans arracher le mortier.
  3. Mouiller la pierre à l’eau claire. Une pierre déjà humide absorbe moins le produit.
  4. Frotter à la brosse souple, avec un peu de savon noir dilué ou un nettoyant à pH neutre, par petites zones et du haut vers le bas. Faites toujours un essai sur un coin discret.
  5. Rincer abondamment, laisser sécher, puis photographier après.

Les produits à éviter, et pourquoi

  • Les acides, dont le vinaigre et le citron. Ils dissolvent le calcaire et le marbre, laissent une surface mate et rongent les joints. Même sur un granit, ils ternissent un poli.
  • Le bicarbonate de soude. Sa poudre est abrasive : elle matifie les surfaces polies et laisse un voile blanc difficile à rincer. Sur le calcaire et le marbre, il se proscrit comme le vinaigre.
  • La javel. Elle décolore, laisse des sels qui remontent, abîme les dorures et corrode les parties métalliques. Elle ne détruit pas la racine des mousses.
  • Le nettoyeur haute pression. Il arrache le grain d’une pierre tendre, ouvre les joints et efface les lettres dorées. L’eau projetée dans une fissure peut aussi la faire éclater au premier gel.
  • La brosse métallique et l’éponge abrasive. Elles rayent un granit poli de façon définitive et creusent le calcaire.

Quand un professionnel s’impose

  • des lichens incrustés qui résistent à plusieurs passages doux ;
  • un granit poli déjà rayé ou voilé, que seul un travail de spécialiste améliore ;
  • des joints ouverts, une dalle qui bouge ou une stèle qui penche : cela relève d’un marbrier, et la mairie est à prévenir ;
  • des inscriptions à raviver, surtout si elles sont dorées ;
  • une pierre qui poudre ou s’effrite, à ne surtout pas frotter.

Que fait Éternelis pour une sépulture sous concession ?

Ce que fait Éternelis

  • Nettoyage complet, à partir de 180 €. Pierre, joints, abords et désherbage, avec photos avant/après envoyées à la famille.
  • Ravivage des inscriptions : sur devis.
  • Ce qu’Éternelis ne fait pas : les démarches de concession en mairie, la gravure d’un nom neuf et la réparation d’un monument instable. Il signale ce qu’il constate à la famille.

Éternelis se déplace partout en France et confirme la commune et le créneau avec la famille avant le passage. Le devis est gratuit, la photo facultative. Détail des prix : formules et tarifs ; gestes : nettoyage complet.

Demander mon devis gratuit à partir de 180 €

Vous préférez appeler ? 06 99 02 97 56

Quand vérifier l’échéance de la concession familiale ?

La Toussaint 2026 vient de passer. Si vous êtes allé au cimetière, notez le numéro de l’emplacement et photographiez la plaque ou le monument : ces repères aident la mairie à retrouver le titre. Pour la Toussaint 2027, le lundi 1er novembre, une vérification faite avant l’été laisse le temps de renouveler et de partager la dépense.