Climat et matériaux
Ce qui abîme les tombes à Pélussin
Pélussin connaît des hivers froids où le gel se répète. Dans les pierres poreuses et les joints, l’eau s’infiltre, gèle, gonfle, puis recule au dégel ; répété pendant des mois, ce mouvement ouvre des fissures et fait sauter de petits éclats au bord des dalles.
Les étés sont chauds et orageux. Un orage sur une dalle surchauffée provoque un choc thermique, et les eaux de ruissellement déposent du limon et de la poussière sur le granit poli. Ces dépôts retiennent ensuite l’humidité, ce qui prépare le terrain à la mousse sur les faces ombragées.
Avec deux cimetières, les situations varient. Une tombe en bordure d’allée, exposée au soleil, souffre surtout des écarts de chaleur ; une tombe à l’ombre d’un mur ou d’arbres s’enveloppe de mousse. C’est pourquoi nous jugeons chaque sépulture sur place avant de choisir le produit et la méthode.
La géographie de la commune joue aussi un rôle. Les deux cimetières ne sont pas à la même distance du bourg ni au même endroit par rapport aux arbres et aux murs. Cela explique que deux tombes de la même famille, l’une aux Croix, l’autre à Notre-Dame, soient parfois dans un état très différent à la même date.