Climat et matériaux
Ce qui abîme les tombes à Marseille
La grande ville méditerranéenne cumule plusieurs agressions. Le soleil intense ternit les marbres et efface les dorures, au point que des épitaphes anciennes ne se lisent plus que de biais. Les pluies sont rares, mais violentes à l’automne : en quelques heures, elles lavent la poussière des allées sur les dalles basses et laissent des coulures brunes. L’été reprend ensuite et fixe le tout.
La circulation ajoute de la poussière fine, mêlée de dépôts calcaires, qui se dépose sur les stèles surtout dans les cimetières proches des grands axes. Elle forme un film gris qui devient dur quand il sèche. La pierre blanche des monuments marseillais, souvent du calcaire, y est particulièrement sensible. Un nettoyage doux et régulier vaut mieux qu’un grand lavage tous les dix ans.
Marseille touche la mer, et le littoral sud en reçoit les embruns salés. Ils ternissent le granit poli et attaquent les métaux : croix de fonte, lanternes, ornements en laiton. Les quartiers de l’intérieur et du nord subissent moins le sel, davantage l’encrassement. Nous ajustons le produit selon le cimetière et non selon la ville entière.