Climat et matériaux
Ce qui abîme les tombes à Lille
Une grande ville impose ses propres contraintes aux monuments. À Lille, la poussière urbaine et les particules de la circulation se déposent sur la pierre et forment une pellicule grise ou noirâtre, surtout sur les surfaces horizontales. Cette crasse tient bien, et la pluie ne l’emporte pas : elle la fixe plutôt.
Le climat est océanique, avec de la pluie en toutes saisons. Les mousses et lichens se développent sur les faces tournées au nord, et le gel, modéré, ne dure presque jamais. Ses effets sont pourtant visibles sur les joints et les dalles anciennes, qui se désagrègent par petits morceaux.
Les matériaux varient d’un cimetière à l’autre. Les concessions anciennes sont souvent en pierre, tandis que les monuments plus récents sont en granit poli. Chaque matière réagit différemment aux produits : ce qui redonne son éclat à un granit peut marquer une pierre tendre. Nous identifions donc le support avant de choisir la méthode.
Dans les cimetières les plus denses, les tombes sont serrées les unes contre les autres. L’accès est étroit, le travail se fait parfois à genoux et sans pouvoir déplacer de matériel volumineux. Cela influence la méthode, et c’est une des raisons pour lesquelles un devis précis vaut mieux qu’un tarif forfaitaire annoncé sans avoir regardé.