Climat et matériaux
Ce qui abîme les tombes à La Trinité
La Martinique connaît une humidité forte toute l’année, et La Trinité n’y échappe pas. Sur une sépulture, cela se voit vite : un voile verdâtre ou noirâtre s’installe sur la dalle, puis gagne les stèles et les croix. Les algues noires et les moisissures reviennent en quelques semaines après un nettoyage superficiel, c’est pourquoi un simple coup de brosse ne tient pas longtemps ici.
La commune est au bord de la mer. Les embruns salés ternissent le granit poli, qui perd son éclat et prend un aspect laiteux. Ils attaquent aussi les métaux : vases, croix, plaques, charnières de petits caveaux. Une plaque en laiton ou une grille en fer demandent un autre soin qu’une dalle de pierre, et nous les traitons séparément.
Vient ensuite la saison cyclonique. Les pluies fortes plaquent de la terre et des feuilles contre les monuments, déplacent les pots et les gerbes, et laissent des coulures sur les inscriptions. Après une saison très arrosée, il est fréquent qu’une tombe soit à reprendre entièrement, y compris dans les creux des lettres gravées.