Climat et matériaux
Ce qui abîme les tombes à La Fare-les-Oliviers
À La Fare-les-Oliviers, la pierre souffre d’abord de la lumière. Les marbres y deviennent ternes, les dorures d’inscription s’effacent et les couleurs des plaques peintes passent. Le granit poli résiste mieux, mais il se couvre d’un fin voile blanc quand la poussière l’a recouvert tout l’été.
Les pluies sont rares, puis violentes à l’automne. Un orage vide en une heure ce que le ciel a retenu pendant des mois, et la dalle reçoit un ruissellement qui dépose de la boue et du calcaire en bandes. Ces bandes sèchent vite sur les surfaces horizontales et deviennent difficiles à enlever si on les laisse s’accumuler d’une année sur l’autre.
Pour une tombe située à découvert, sans arbre ni muret pour faire de l’ombre, ces effets sont plus nets. Les fleurs fraîches y fanent en quelques jours, ce qui rend les compositions en pot, plus résistantes, bien plus adaptées qu’un simple bouquet posé sur la dalle.
Les petites plaques scellées sur la stèle, qu’elles soient en métal, en céramique ou en granit, se salissent plus vite que la dalle : la poussière s’accroche dans les coins et autour des vis. Nous les nettoyons en place, au pinceau, puis nous séchons soigneusement pour éviter les marques d’eau, que le soleil fixerait en quelques minutes.